La question sur le fameux rapport phosphocalcique est récurrente. Elle préoccupe bon nombre de propriétaires. Et si l’on pose la question, c’est parce qu’on aura lu ou qu’on nous a dit qu’il fallait impérativement tel rapport et qu’en dehors de ce rapport précis, point de salut.

Si ce n’est déjà fait, j’invite le lecteur à lire préalablement l’article intitulé « Le taux de cendres (minéraux) dans les croquettes ».

En réalité le rapport phosphocalcique dont on devrait se prévaloir, le seul qui pourrait faire référence, c’est celui des proies que consomment les chats et les chiens dans la nature. Ce n’est certainement pas celui des industriels qui, comme on l’a vu dans l’article sur « Le taux de cendres (minéraux) dans les croquettes », utilisent des minéraux peu assimilables et d’autant moins assimilés qu’ils sont accompagnés de peu de protéines, souvent qui plus est de mauvaise qualité.

Le rapport phosphocalcique pour les chatons et les chats adultes :

Le problème c’est que ce fameux rapport phosphocalcique n’est jamais le même et qu’il varie selon la proie concernée. En voici quelques exemples avec des proies que consomment les chats :

Rapport phosphocalcique de proies du chat : Souris adulte 1,38, souris (juvénile) 1,60, rat-surmulot juvénile 1,81, lapereau 1,40, lézard 0,88, lapin 1,53.

Et je pourrais multiplier les exemples.

Alors dites-moi quel est le bon rapport phosphocalcique pour un chat ? Celui de la souris adulte ou celui de la souris juvénile ? A moins que ce ne soit celui du rat surmulot juvénile, ou encore celui du lapereau ? Celui du lapin adulte peut-être ?

Mon chat est-il en danger quand il mange une souris ? Un rat ? Ou un lapereau ?

Et bien entendu, le rapport phosphocalcique de la proie ne change pas selon qu’elle est mangée par un chaton, un chat adulte ou un chat âgé.

Nul ne s’autoriserait à dire ou écrire qu’il est dangereux pour la santé d’un chat qu’il consomme telle ou telle proie qui ne présenterait pas LE rapport phosphocalcique conseillé par tel ou tel spécialiste.

Le rapport phosphocalcique pour les chiots et les chiens adultes :

Examinons à présent quelques proies que consomment les chiens sauvages (et ou les loups d’ailleurs). Comme pour celles des chats, le rapport phosphocalcique diffère selon la proie en question :

Rapport phosphocalcique de proies du chien : lapin de garenne 1,53, Faon 1,58, lapereau 1,40, rongeurs 1,31, daim 1,36, chien de prairie 1,35, écureuil 1,96, insectivoires (taupe, hérisson...) 2,00..

Les proies que consomment les chiens sauvages dans la nature n’ont pas toutes le même apport de minéraux ni le même rapport phosphocalcique. Et pour le chiot ou le chien adulte, il n’y a pas un rapport phosphocalcique qui serait LE bon et les autres mauvais.

Et comme pour les chats, le rapport phosphocalcique des proies que mangent les chiens dans la nature, ne change pas pour le chiot, le chien adulte ou le chien âgé.

Conclusion sur le rapport phosphocalcique :

Quand on étudie les compositions nutritionnelles des proies naturelles, on obtient des données précises sur :

  1. Les types de proies consommées,
  2. Les proportions de consommations de chacune de ces proies

Et comme nous connaissons les apports en calcium et en phosphore de chacune des proies consommées, il nous est facile d’établir une fourchette et une moyenne.

Les apports de calcium et de phosphore de la croquette Référence Chat et des nouvelles croquettes chiens Référence et Essential, sont établis à partir de ces données-là.

Le rapport phosphocalcique de la formulation Référence Chat est de 1,6. Il est dans la fourchette et très proche de la moyenne des rapports phosphocalciques des proies naturelles des chats.

Pour des raisons techniques, les rapports phosphocalciques des nouvelles formulations Référence Chien et Essential Chien sont légèrement supérieurs à la moyenne des proies consommées par les chiens sauvages. Mais ces rapports sont bien entendu dans la fourchette des proies consommées.

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Joseph Maupilier

Fondateur d’Amikinos

Copyright Octobre 2016

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